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Question

bonjour pouvais vous m aider svp merci

Victor Hugo Elle était déchaussée

Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise les pieds nus, parmi les joncs penchants ;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu t’en venir dans les champs ?
Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c’est le mois où l’on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?
Elle essuya ses pieds à l’herbe de la rive ;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !
Comme l’eau caressait doucement le rivage !
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.

Résumez en quelques ligne ce que vous avez compris du poeme.
Commentez les rimes, sont elles suivies, embrassées ou croisées?

merci

1 Réponse

  • Réponse :

    Souvenir d'adolescence sans doute. Rencontre amoureuse. premiers émois d'une jeune garçon, d'un jeune homme qui invite une jeune fille un peu sauvageonne. jeu de la séduction. C'est le moi des amours.  Décor d'une nature complice.

    Elle était déchaussée, elle était décoiffée...

    strophe 1 : rimes croisées : abab

    Elle était déchaussée, elle était décoiffée,

    Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;

    Moi qui passais par là, je crus voir une fée,

    Et je lui dis : Veux-tu t'en venir dans les champs ?

    strophe 2 : rimes croisées abab

    Elle me regarda de ce regard suprême

    Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,

    Et je lui dis : Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,

    Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?

    strophe 3 : rimes croisées : abab

    Elle essuya ses pieds à l'herbe de la rive ;

    Elle me regarda pour la seconde fois,

    Et la belle folâtre alors devint pensive.

    Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !

    strophe 4 : rimes croisées : abab

    Comme l'eau caressait doucement le rivage !

    Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,

    La belle fille heureuse, effarée et sauvage,

    Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.

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